La mémoire du cheval
  La vermifugation
     
     
     
   
            La mémoire du cheval  
       
  Tous les auteurs s'accordent à dire que le cheval a une excellente mémoire. Il est capable de mémoriser ce que l'homme lui apprend, il reconnaît ses lieux de vie, il réagit à l'approche de certaines personnes, et à la vue de certains objets... Sans cette faculté, aucune association d'idées n'est possible, ni durable.
     
  L'éducation :
  Sans mémoire, le dressage serait sans cesse à recommencer et resterait limité aux balbutiements. Si l'homme parvient à enseigner au cheval certains comportements, c'est justement parce que ce dernier est capable de retenir et de se souvenir. Les exercices réalisés par les chevaux de cirque témoignent de l'excellente mémoire de ces animaux : les numéros appris sont répétés tous les soirs.

Dans l'éducation, la mémoire est une arme à double tranchant. En effet, la moindre injustice commise par l'éducateur est enregistrée d'une manière presque indélébile. Un dressage en force ou un mauvais traitement restera gravé comme un souvenir de coups et de brimades, et donnera lieu tôt ou tard à une révolte. Au contraire, le rappel de caresses et de récompenses donnera au cheval envie de bien faire. Sachez aussi que malheureusement, le cheval est plus sensible aux injustices et aux brutalités qu'aux bontés.

     
  La mémoire des lieux :
   

Cette forme de mémoire est particulièrement développée chez le cheval ; non seulement il reconnaît les lieux agréables, mais il possède également une incroyable mémoire topographique. Vous avez sûrement remarqué à quelle vitesse il est capable de retrouver son écurie après un seul trajet complexe. Cependant, avec la même intensité, il se souvient des lieux désagréables, comme la clinique vétérinaire dont il refusera de s'approcher.

De même, un obstacle où le cheval se serait blessé deviendra bien souvent difficile à franchir une nouvelle fois.

     
  La mémoire des personnes :
 

La très bonne mémoire des chevaux en fait des animaux très sensibles aux habitudes. Certains prétendent que cela explique l'accueil que fait un cheval à son propriétaire à cause des carottes et du sucre que celui-ci va lui donner.
S'il est vrai que les chevaux sont gourmands, il n'en est pas moins vrai qu'un cheval auquel on ne donnera rien avant le travail, accueillera son cavalier avec un hennissement de gaieté, en l'entendant approcher, ou seulement entrer dans la cour des écuries. Le cheval aussi a "ses têtes", et peut réagir violemment à l'approche d'une personne qu'il craint.

Des expériences faites avec un électrocardiogramme, ont montrées qu'à la vue d'un cavalier redouté, d'un palefrenier agressif, ou d'un vétérinaire par exemple, le coeur du cheval s'accélérait instantanément, marquant sa peur et son animosité.

     
  La mémoire des objets et des faits :
 

Il est bien évident qu'un cheval se méfie à la vue d'une cravache ou d'un tord nez, ayant, avec l'expérience, parfaitement compris à quoi ils étaient destinés. Mais, c'est aussi grâce à sa mémoire qu'il ne s'affolera plus de certains objets hétéroclites que vous pourrez accumuler auprès de lui, à condition que ceux-ci ne lui ait causé aucun désagrément.

En ce qui concerne la mémoire des faits, terminons par une anecdote amusante : à Berlin, en 1937, le sauteur " Fridolin " monté par K. Hasse, après avoir franchi le triple, fut acclamé par un tonnerre d'applaudissements. Le cheval, associant les applaudissements à la fin du parcours, s'arrêta ! Son cavalier eut alors beaucoup de peine à lui faire sauter les deux derniers obstacles...

     
 

Comment aborder un cheval

Le cheval est en général d'un caractère doux, et se laisse aborder facilement. Cependant certains chevaux, plus émotifs et plus craintifs que d'autres, se tiennent sur la défensive. C'est pourquoi, qu'il soit au pré, en box, ou en stalle, prenez quelques précautions avant d'aborder un cheval, surtout si celui-ci vous est inconnu.

1° Parlez-lui. La voix est indispensable pour avertir le cheval de votre présence et de vos intentions. En effet, un cheval surpris pourrait faire un écart ou prendre la fuite. De plus, le cheval est très sensible aux sons et au ton de la voix humaine. Si le cheval est inquiet, parlez-lui avec un ton calme afin de le rassurer. Au contraire, s'il essaie de vous coincer dans le box, ou s'il cherche à vous mordre, employez un ton sec et ferme pour lui faire cesser ces comportements d'intimidation, puis reprenez un ton normal.

2° Soyez calme et confiant. N'entrez pas en criant et en courant dans une écurie, cela provoquerait la frayeur et l'affolement général.
Sachez aussi que votre état émotif peut influencer le comportement du cheval. Par exemple, si vous êtes anxieux et méfiant, le cheval va probablement chercher à vous dominer. Au contraire, si vous êtes calme et détendu, le cheval sera rassuré, et ne manifestera aucune agressivité envers vous.

3° Abordez-le par la gauche. S'il est en stalle, prévenez-le et abordez-le par le coté gauche, en lui caressant la croupe puis l'encolure : ainsi il ne sera pas surpris (car en France, comme dans la plupart des pays, on aborde, on selle, et on monte à gauche, souvenir du temps des cavaliers portant épées, puis sabres).

4° Au pré un peu de bon sens. S'il est au pré, pour éviter qu'il ne se sauve, abordez-le sur le côté, puis allez directement à la tête, l'épaule étant un point d'équilibre et d'approche. (Si vous essayez de l'approcher par l'arrière, le cheval va fuir, et par l'avant, il risque de reculer). Arrivé près de lui, n'avancez pas les mains vers la tête, mais remontez votre bras le long de son encolure en lui parlant calmement.

5° Comprenez ses attitudes. Un cheval confiant et éveillé vous regarde franchement, avec les oreilles droites, réclamant parfois une caresse. Il s'agit généralement d'un cheval doux, que vous abordez sans crainte.

Méfiez-vous des oreilles couchées, et d'un cheval qui rentre la tête dans son box lorsque vous lui tendez la main. Cela ne signifie pas qu'il est méchant, mais tout simplement inquiet ou énervé, et vous n'êtes alors pas à l'abri d'une morsure. Soyez aussi plus vigilant avec un poulain. Peu habitué à l'homme, il demandera une approche particulière. Soyez calme mais méfiez-vous de ses vives réactions.

Rappelons qu'il ne faut jamais passer trop près derrière un cheval, au risque de se prendre un coup de pied, et que certains chevaux peuvent taper avec les antérieurs.
 
     
  Remonter    
     
     
   
            La vermifugation  
       
 

Nos chevaux sont constamment infestés par des vers (parasites internes).
Souvent, ce parasitisme évolue de façon insidieuse sans manifestation apparente.

Conséquences : l'animal infesté est moins résistant
et ses performances sont diminuées.

     
    La vermifugation systématique et régulière est donc un acte indispensable.

Généralement, les chevaux sont vermifugés 2 à 3 fois par an.

Mais sachez que certains facteurs tels que l'âge du cheval, le mode de vie, la gestation... interviendront dans le programme de vermifugation. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Différentes formes d'administration existent sur le marché, la plus utilisée étant la pâte orale. Contenue dans une seringue il suffit de l'introduire dans la bouche du cheval selon la dose indiquée sur le mode d'emploi.

Il faut savoir que l'utilisation d'un même antiparasitaire peut entraîner l'apparition de vers résistants à ce produit.

     
    Pour limiter ces résistances, il est conseillé de :
   
Pratiquer le principe de l'alternance, c'est-à-dire utiliser, d'un traitement à l'autre, des molécules de famille chimique différente ;
Respecter les doses prescrites ;
Respecter la bonne fréquence du traitement.
     
    Un programme de déparasitage doit s'accompagner de certaines mesures d'hygiène :
   
Eviter la surpopulation des pâturages ;
Pratiquer la rotation des pâturages ;
Supprimer les endroits humides ;
Laver les boxes à fond au moins deux fois par an ;
Traiter tout cheval avant introduction dans un effectif.
     
    Remonter