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Fourrages conservés et variabilité nutritionnelle

Si en période estivale tous les prés ne se valent pas, la variabilité nutritionnelle des fourrages conservés atteint elle des extrêmes. Cette variabilité est d’autant plus impactante en hiver, que les fourrages conservés prennent une place importante dans la ration.

Entre une première coupe tardive de prairie naturelle et une seconde coupe d’une prairie cultivée, il n’est pas rare que les foins qui en sont issus aient des valeurs énergétiques (UFC) variant du simple au double et des valeurs protéiques (MADC) variant de 1 à 5, voire davantage. Et cela indépendamment même des conditions de récolte qui, en elles-mêmes, peuvent être très délétères.

Les chevaux pour lesquels les fourrages sont disponibles à volonté, s’en accommodent dans une certaine mesure en adaptant leur prise alimentaire. Le cheval a en effet cette capacité à s’adapter à des fourrages pauvres en augmentant son temps de prise alimentaire, et donc son temps d’ingestion, qui peut alors l’occuper les ¾ de sa journée et dépasser 3 % de son poids vif.

Qu’en est-il des chevaux au box pour lesquels le foin est généralement distribué ou rationné ?

Comme l’illustre l’exemple ci-dessous, l’analyse et donc la connaissance de la valeur alimentaire des fourrages distribués prennent ici tout leurs sens.

Cas Pratique : Calcul de la quantité d’aliment concentré en fonction des besoins du cheval et des caractéristiques nutritionnelles du foin.

Une fois ces calculs réalisés, pour estimer la quantité nécessaire d’aliment concentré à distribuer en complément des fourrages, il nous reste à transformer ces kg en unité de distribution, le litre étant la plus utilisée. Rappelons qu’une mesure de 2L (mesure classique), contient 1,3 kg de granulés et 1 kg de floconné.