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Mycotoxines : limiter leurs impacts sur la santé des chevaux

Le terme mycotoxine vient du grec « mycos » qui signifie champignon et du latin « toxicum » qui signifie poison. En effet, les mycotoxines sont des toxines (petites molécules chimiques), sécrétées par des champignons lorsqu’ils sont soumis à un stress, et qui, selon leur nature, peuvent être dangereuses pour le cheval. Dans notre quotidien, ces champignons se retrouvent sous forme de moisissures que nous pouvons parfois observer sur des fourrages, des céréales, des aliments…

 Nous pouvons distinguer deux types de mycotoxines :

  • Les mycotoxines de champs, produites au cours du cycle végétatif de la plante et déjà présentes à la récolte. Deux facteurs influencent la production de ces toxines : les conditions climatiques et les modes de cultures : le manque de rotation dans les types de culture et la simplification de travail du sol favorisent la survie et le développement des champignons d’années en années.
  • Les mycotoxines de stockage, produites par des champignons se développant après la récolte au cours des phases de stockage, transport, manutention.

 

Symptômes aigus ou chroniques

L’ingestion de mycotoxines engendre différentes affections.

Certains sont aiguës et représentent, en quelque sort, la face visible de l’iceberg :

  • mort foudroyante par LEM (Leucoencéphalomalacie, une maladie qui se traduit par une dégénérescence de la substance blanche du cerveau) ;
  • avortements précoces ;
  • crises de tremblements (Ray Grass stagger), d’ataxie (perturbation de l’équilibre et de la coordination motrice), d’hyper salivation.

Mais une grande partie des dysfonctionnements liés à l’ingestion de mycotoxines sont plus silencieux et affectent l’organisme sur le long terme :

  • croissance ralentie ;
  • immunodépression et hypersensibilité aux stress, maladies bactériennes et métaboliques (fourbure) ;
  • baisse de l’ingestion et de la valorisation alimentaire ;
  • infertilité ;
  • baisse de performance ;
  • syndromes respiratoires (maladie inflammatoires ou allergiques telles que l’IAD, la RAO) ;
  • insuffisances hépatiques et rénales…

Dans le cas de poly-contaminations de mycotoxines, leurs effets peuvent malheureusement se cumuler et s’amplifier…

Certains chevaux plus sensibles

L’expression de ces symptômes est, comme très souvent dans l’espèce équine, fort variable d’un individu à l’autre, et dépend fortement des durées et doses d’exposition. Les individus les plus à risque sont ceux sont l’organisme est le plus sollicité : travail régulier et compétition, pic de croissance, gestation, lactation…

Agir pour limiter les risques liés aux mycotoxines

Contrairement aux idées reçues, le traitement thermique des céréales ou du foin qui détruit les champignons et leurs spores, ne neutralise pas la majorité des mycotoxines qui sont thermorésistantes.

Destrier effectue des contrôles continus sur la présence de mycotoxines dans les matières  premières intégrées dans l’aliment.De ce fait, leur présence est maitrisée avant même la fabrication des aliments.

Pour prévenir les risques liés à l’ingestion de mycotoxines, il est nécessaire d’adopter de bons réflexes concernant la distribution des fourrages et des céréales, le cas échéant :

  • évitez la distribution d’une céréale unique, a fortiori si son mode de production ou stockage est « à risque » ;
  • privilégiez la variété des matières premières. Ainsi, l’impact d’une des matières premières contaminée sera moins important car dilué dans le mélange ;
  • bannissez la distribution de matières poussiéreuses et odorantes, de foins poussiéreux ou collés, d’enrubannés moisis…
  • privilégiez les foins bien secs et multi-floraux ;
  • en trempant le foin, vous n’empêcherez pas le cheval de les ingérer mais réduirez leur inhalation ;
  • à l’écurie, chassez toute sorte de poussières, arrosez avant de balayer et paillez quand les chevaux sont à l’extérieur…

 

LES CAPTEURS DE MYCOTOXINES

Grâce à de nombreuses années de recherche, les nutritionnistes Destrier ont identifié des composants naturels, capables de neutraliser l’action des mycotoxines dans l’organisme.

 Ces additifs, intégrés dans certains aliments ou compléments nutritionnels Destrier visent à :

Capter et piéger les mycotoxines dans le bol alimentaire, les rendant indigestibles et excrétées dans les fèces. Dans cette catégorie nous trouvons des produits comme le charbon actif, différentes argiles, extraits de levures ou d’algues. Chacun de ces constituants a une affinité plus ou moins forte à se liguer à telle ou telle mycotoxine. En revanche, leur utilisation doit être raisonnée car elle affecte également la bonne assimilation de certaines vitamines ou oligoéléments. C’est le cas notamment du charbon et de certaines argiles.

Inactiver les mycotoxines qui n’ont pu être éliminées. C’est le rôle de différents actifs «enzymatiques» qui modifient la structure de mycotoxines les rendant inoffensives. À noter que chez les ruminants, les fermentations du rumen jouent en partie ce rôle, ce dont ne bénéficient pas les chevaux…

Soutenir le fonctionnement du foie dans son rôle de filtration/ élimination des toxines ayant franchi la barrière intestinale.

 Ainsi, grâce à l’aliment Destrier, vous maitrisez les mycotoxines présentes dans les fourrages et dans les matières premières distribués.

Les solutions nutritionnelles Dedstrier enrichies en capteurs de mycotoxines et destinées aux chevaux les plus exposés :

  • Destrier Power Save et Destrier Cup : Aliment et complément alimentaire pour chevaux adultes ayant une activité intense
  • Destrier Initia : Aliment lacté pour poulains sous la mère
  • Destrier Winner 2 : Aliment pour poulinières et jeunes en croissance
  • Destrier Synchro : Complémentaire de céréales et de fourrages pour tous les chevaux
  • Gamme Destrier Course (hors Destrier Quatuor) : Aliments pour chevaux de course

 

BON À SAVOIR !

La présence d’une moisissure est nécessaire à la production de mycotoxines.

Une moisissure peut produire plusieurs mycotoxines et différentes moisissures peuvent produire une même mycotoxine.

La présence de moisissures n’est pas un marqueur fiable de la présence de mycotoxines, certaines moisissures n’étant pas toxinogènes (c’est-à-dire qu’elles ne produisent pas de toxines).

Une mycotoxine peut être présente alors que le champignon a disparu.